Energie plus
guide d'exploitation des chaufferies
Agenda
Publié le: 04 mars 2002

L'exemple décrit par Jacques DAUNAY, du bureau d'étude Barrault Recherche, démontre qu'un bon diagnostic initial débouche souvent sur des économies d'exploitation sensibles, couplées à une amélioration de la sécurité, du confort et de l'environnement, sans forcément induire de surinvestissements notables.

L'usine, située dans l'Ouest de la France, fabrique des pièces métalliques extrudées à froid pour l'automobile. Elle comporte des presses, des fours de traitement thermique et des bains chauffés de traitement de surface. Il s'agit d'une usine assez ancienne de 13 000 m², avec des halls de 5 à 13 mètres de hauteur représentant un volume total de 100 000 m3, de construction classique avec une isolation par Shedisol de 50 mm. La chaufferie était équipée de deux chaudières SEUM de 2 300 et 3 500 kW à brûleurs à pulvérisation mécanique, fonctionnant au fuel lourd BTS et produisant de l'eau surchauffée à 150-130°C distribuée dans un réseau unique dotée de deux pompes. Cette eau alimente d'une part les bains de traitement de surface qui sont chauffés entre 60 et 90°C par des radiaplaques ou des serpentins, d'autre part les aérothermes de chauffage des locaux. Ces aérothermes sont mis en service manuellement, mais l'eau surchauffée circule en permanence dans le réseau.

Un premier examen de l'installation, sans mesures à ce stade, révèle un certain nombre d'anomalies. La chaufferie ne dispose pas de système d'autocontrôle ; la cuve de stockage du fuel lourd est en mauvais état et le relevé de jauge n'est pas effectué ; le débit d'eau surchauffée n'est pas mesuré. Sur le réseau, il n'y a aucune mesure de débit ni de Delta T. Le plan du réseau n'existe pas, non plus que la liste des aérothermes. Aucune date précise dans l'année n'est fixée pour l'arrêt du chauffage des locaux : on n'y pense que quand on a trop chaud, d'où des consommations inutiles.


Lire la suite dans le dossier technique "Maîtrise et qualité des ambiances dans les locaux de grand volume" du supplément d'ENERGIE PLUS N° 280 du 15 février 2002

DES FINANCEMENTS POUR RENOVER
Les opérations d'optimisation énergétique d'installations existantes, qu'elles portent sur les utilités, le process ou le chauffage des locaux, peuvent, rappelons-le, bénéficier de conditions de financement privilégiées.
Les pré-diagnostics, diagnostics détaillés et études de faisabilité sont subventionnés par l'ADEME :
- Pré-diagnostics : jusqu'à 90% avec un plafond de 2300 euros
- Diagnostic détaillé général ou spécialisé : jusqu'à 50% avec un plafond de 30 000 euros
- Etude de faisabilité : jusqu'à 50% avec un plafond de 75 000 euros.
Hors opération particulièrement originale et démonstrative, les investissements eux-mêmes ne sont pas subventionnés. Deux solutions sont alors possibles : - Financement bancaire par emprunt classique, qui peut bénéficier d'une garantie allant jusqu'à 70% de la part du FOGIME (Fonds de garantie des investissements de maîtrise de l'énergie, abondé notamment par l'ADEME) ;
- Financement par crédit-bail auprès des Sofergies, établissement financiers spécialisés dans le financement des opérations d'économie d'énergie, d'énergies renouvelables et de dépollution, qui bénéficient de conditions fiscales avantageuses.
L'entreprise peut également choisir d'externaliser son poste production-distribution des utilités et/ou chauffage en confiant la gestion à un exploitant professionnel qui prendra à sa charge les études, la réalisation et éventuellement le financement des opérations d'optimisation en apportant une garantie de résultat.
Si l'opération envisagée est de grande envergure (plusieurs centaines de keuros), l'entreprise peut enfin envisager de faire appel à un "tiers-investisseur" qui financera l'investissement et se rémunérera en partageant les économies réalisées. Cette pratique n'est malheureusement pas très développée en France.


Pour revenir au sommaire du supplément technique n° 280, cliquez ici

Vous pouvez vous procurer ce numéro d'ENERGIE PLUS n° 280
en téléphonant à Jacqueline PREVILLE au 01 46 56 35 40,
ou fax 01 49 85 06 27, ou
par mail
Prix du numéro 15€ TTC (tarif dégressif à partir du 3ème numéro)

© ATEE – ENERGIE PLUS - Tous droits de reproduction réservés
retour à LA UNE



Mettre en signet


Plan du site

webmaster - abonnements - commande d'un numéro (.doc)-
publicité - page d'ACCUEIL

Tous droits réservés conditions d'usage ©ATEE-Energie Plus 2012

Energie Plus est éditée par l'ATEE www.atee.fr

DOSSIER BOIS ENERGIE
effacement électrique
dossier diagnostic énergétique dans l'industrie
collectivités et plans climat  PCET
campagne ADEME