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Publié le: 15 février 1999
Protocole de Rio, protocole de Kyoto, réglementation sur les matières toxiques et dangereuses : les fuites de fluides frigorigènes sont pour le moins très surveillées. Aux professionnels de trouver les solutions respectueuses de l’environnement en assurant une sécurité optimale du personnel.... Le Cetim s’intéresse au sujet, il réalise des campagnes de mesures en laboratoire sur des composants frigorifiques comme les raccords, les vannes… La réglementation impose de plus en plus de contraintes en ce qui concerne le confinement des installations frigorifiques. Un certain nombre d’éléments ou de composants sont, dans une installation frigorifique, sources de fuites : les raccords, les brasures, les garnitures d’étanchéité au niveau des compresseurs, les prises de pression. La réduction des fuites passe donc par une amélioration de la conception, de la mise en œuvre et de la maintenance de ces installations. Le Cetim (centre technique des industries mécaniques), à la demande des industriels fabricants de matériels frigorifiques et avec le soutien financier de l’ADEME, a engagé une étude destinée à qualifier les raccords frigorifiques les plus utilisés. Les moyens d’essais disponibles au service «étanchéité » du Cetim Nantes ont notamment permis d’évaluer les performances de ce composant. QUALIFICATION DES RACCORDS FRIGORIFIQUES La procédure d’essais est la suivante. Les raccords sont tout d’abord montés en batterie de dix. Ils sont ensuite testés «à la bulle » à l’aide d’un agent moussant, et au renifleur sous une pression de 40 bar pour déterminer un taux de fuite éventuel avant essais. La qualification proprement dite comporte cinq séries de 170 cycles thermiques et de pression de –40°C sous 1 bar à 120°C sous 40 bar pendant une semaine. Des vibrations de fréquence à 200 Hz et d’amplitude de 10 à 15 mm/s représentant les conditions de fonctionnement sont simultanément appliquées aux raccords. A l’issue de ces cycles, une recherche de fuites éventuelles sous 40 bar et à température ambiante est entreprise. Tous les raccords sont démontés (sauf les brasures) entre chaque série de cycles puis resserrés au couple selon la procédure du fabricant quand elle existe, et à 50 Nm pour les autres raccords. Un nouveau test sous 40 bar de pression est réalisé. Les fuites sont relevées et les raccords resserrés jusqu’à suppression de la fuite quand cela est possible. Les cycles thermiques sont réalisés dans une enceinte climatique permettant de reproduire des conditions de température allant de – 70°C à + 150°C. Un dispositif d’essai permet d’effectuer la mise en vibration de la batterie de raccords testés, le tout étant piloté par ordinateur. LES PREMIERS RESULTATS L’un des enseignements importants de cette étude est de reconnaître que les recommandations du fournisseur sont primordiales. Un raccord bien monté nécessite un serrage à la clé dynamométrique ou un calibre « entre/n’entre pas » ; la préparation du tube est également très importante (longueur, ébavurage…). Toutefois, pour deux fournisseurs, dès la deuxième série de cycles, les raccords grippent et doivent être démontés avec une « rallonge » sur la clé. Ce phénomène se généralise après la quatrième série de cycles sur tous les raccords démontables. Le grippage des filets engendre une grande incertitude sur le serrage pour les raccords devant être serrés au couple. En première conclusion, cette étude montre que, lorsqu’il y a fuites, elles sont, pour les conditions d’essais choisies, en général importantes et le plus souvent deux à une intervention humaine (montage, démontage). Etant donné la diversité des raccords offerts sur le marché et des besoins des fabricants et des utilisateurs de matériels frigorifiques, il est très difficile d’établir une règle générale de montage. L’AVENIR : LE DEVELOPPEMENT DE NORMES Après s’être intéressé aux raccords, le Cetim va développer des études similaires sur d’autres équipements. Une enquête réalisée auprès des professionnels a permis de sélectionner les composants prioritaires en fonction de l’importance des fuites qu’ils peuvent générer. Les robinets utilisés dans les installations frigorifiques (notamment les robinets à boisseau sphérique) sont arrivés en tête, ils font partie du programme d’étude 1999 du Cetim. D’autres composants, notamment les électrovannes et les soupapes, seront étudiés ultérieurement. Toutes ces études de caractérisation de composants d’installations frigorifiques réalisées par le Cetim vont également servir à des actions de normalisation. Les fabricants de matériels veulent eux-aussi plus de qualité, ils ont donc décidé d’engager des actions de normalisation notamment en ce qui concerne les procédures de qualification des composants. La procédure développée par le Cetim et utilisée pour la caractérisation des raccords a servi de base à la rédaction d’une procédure de qualification des raccords démontables qui sera proposée en tant que norme expérimentale NF. Les procédures qui serviront à caractériser les autres composants feront également l’objet d’une démarche similaire de normalisation. Améliorer la qualité des équipements est l’un des enjeux que doit relever la profession. retour ARCHIVES ENERGIE PLUS |
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