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Publié le: 15 novembre 2011
Avec deux-tiers de sa superficie occupés par des terres agricoles, la Champagne- Ardenne dispose d’un atout naturel pour favoriser l’énergie éolienne et les biocarburants. Mais la région est condamnée à miser sur la sobriété énergétique. La faute à une consommation énergétique par habitant bien trop élevée. suite Les 1,3 million de Champardennais compenseraient-ils leur recul démographique (-0,1 % en moyenne depuis 1999) par l’installation effrénée d’éoliennes ? Ils comptabilisaient à la mi-octobre exactement 477 mats sur leur territoire, soit une puissance de 900 MW. Au coude à coude avec leurs voisins picards pour le titre de première région éolienne de France, les habitants des quatre départements (Aube, Haute-Marne, Marne et Ardennes) ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. D’ailleurs, la nouvelle version du schéma régional éolien achevée cette année leur donne raison : celui-ci évalue le potentiel de développement à 2 800 MW à l’horizon 2020. «De par son relief peu accidenté, la Champagne-Ardenne bénéficie de vents faibles mais constants. Par ailleurs, les contraintes en matière de patrimoine introduites par la loi Grenelle 2 demeurent modestes et celles en matière de couloirs migratoires sont bien identifiées», détaille Jean-Jacques Forquin, chef du pôle Climat, air, énergie à la DREAL Champagne-Ardenne. Dans le domaine des énergies renouvelables, cette région dotée d’une faible armature urbaine (Reims, Troyes, Charleville-Mézières et Châlons- en-Champagne) joue à fond la carte de ses atouts agricoles. Deuxième région agroalimentaire de France, la Champagne-Ardenne héberge d’importants groupes céréaliers, ainsi que des groupes sucriers/ producteurs d’alcool et, à travers eux, fonde de nombreux espoirs dans la production d’agrocarburants. C’est ainsi que le complexe de Banzancourt- Pomacle (Marne) accueille Cristanol, la plus importante unité de biocarburants de première génération en Europe. Contrôlée par Cristal Union et un ensemble de coopératives agricoles, elle produit du bioéthanol à partir de blé et de betteraves. C’est sur ce même site que le premier pilote industriel français destiné à produire du bioéthanol de seconde génération a été inauguré le 18 octobre 2011. (...) (...) 1500 GWh d'éolien (...) La Région joue à fond la carte de la sobriété énergétique dans le logement (...) Plan climat en cours Vigne champenoise valorisée en charbon de bois (...) Lire l'article complet publié dans ENERGIE PLUS n°475 du 15 novembre 2011 © ATEE – ENERGIE PLUS 2011 - Tous droits réservés sommaire du numéro |
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