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Publié le: 01 octobre 2011
Comme elle se devait de le faire, la France a remis cet été à la Commission européenne son Plan d’action en matière d’efficacité énergétique. Le document – le 2e du genre – égrène les diverses politiques et mesures mises en oeuvre dans le pays pour atteindre l’objectif de la directive européenne 2006/32/CE, qui est d’économiser 9 % d’énergie finale d’ici 2016 par rapport à la consommation moyenne entre 2001 et 2005. La cible intermédiaire de 5 Mtep d’économies d’énergies pour 2010 semble dépassée puisque les ministères en charge de l’énergie chiffrent déjà à 5,2 Mtep les économies réalisées sur 2007-2009, dont 3,061 Mtep chez les ménages et 1,053 Mtep dans l’industrie. Ils estiment aussi que, si la trajectoire dessinée par le Grenelle Environnement se traduit bien dans les faits, notamment dans le secteur du bâtiment, l’objectif de 12 Mtep en 2016 sera largement atteint, avec 18 Mtep à la clé. Ce chiffre qui devra néanmoins être dépassé car sinon, pour atteindre les fameux 20 % d’amélioration de l’efficacité énergétique d’ici 2020, il faudra réaliser encore plus de 14 Mtep d’économies entre 2016 et 2020 ! Je ne peux pas détailler ici toutes les mesures listées dans le rapport mais je retiens deux aspects intéressants. Premièrement, la consommation d’énergie finale est quasiment stable depuis 2001, à environ 160 Mtep, et a baissé en 2009 à cause de la crise économique. Mais cette même crise, en réduisant le PIB, a conduit à une plus faible baisse de l’intensité énergétique finale de la France : on affiche seulement -1,2 % entre 2006 et 2009 alors que la loi Pope de 2005 visait -2 % par an ! Deuxièmement, parmi les différentes mesures étudiées (RT2012, éco-PTZ, bonus-malus des véhicules, lampes économes), se trouve également le dispositif des Certificats d’économies d’énergie (CEE). L’évaluation montre qu’il a conduit à un volume d’économies d’énergie de 1,1 Mtep en 2010. Si, après la deuxième période actuelle 2011-2013, le dispositif continue sur les périodes 2014- 2016 puis 2017-2019 avec le même objectif triennal de 345 TWh cumac, les CEE permettront d’économiser 8,03 Mtep en 2020. Un poids non négligeable pour respecter les ambitions européennes et qui serait encore plus important si l’objectif triennal était relevé à chaque nouvelle période. À méditer pour l’avenir… Stéphane Signoret, Rédacteur en Chef Article publié dans la revue ENERGIE PLUS n°472 du 1er octobre 2011 ATEE-ENERGIE PLUS - tous droits réservés |
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