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Publié le: 01 février 2011
À l’occasion de ses vœux à la presse, la ministre de l’Économie, des finances et de l’industrie était accompagnée d’Éric Besson, ministre chargé de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique. Encore à la recherche de signaux sérieux de la sortie de crise économique, Christine Lagarde a souhaité que 2011 soit «une année forte, durable, équilibrée» ... Ce sera le seul moment où la ministre utilisera le mot «durable» car, dans son discours, point d’économie verte ou de développement durable, ni d’efficacité énergétique. On peut imaginer que les vœux de Nathalie Kosciusko-Morizet ont eu un tout autre accent. On n’en voudra certes pas à Christine Lagarde de tenir son rôle de gardienne de l’économie française. Elle a affiché trois objectifs précis : la réussite du G20 présidé par la France, l’amélioration de la compétitivité française et la transformation de celle-ci en emplois. Deux secteurs doivent faire l’objet d’une attention particulière en 2011, selon la ministre, pour soutenir l’emploi : l’immobilier et l’énergie. Elle souhaite que l’intérêt des Français soit préservé, notamment en continuant de bénéficier d’une énergie peu chère grâce à la rente nucléaire. Ceci englobe bien sûr les entreprises et l’industrie pour lesquelles Éric Besson a rappelé que la compétitivité dépend de l’accès au meilleur coût à l’énergie. Il estime que les décrets d’application de la loi Nomé d’ici la fin du trimestre y concourront, sans se prononcer sur le niveau de prix de l’Arenh (accès régulé et limité à l’électricité nucléaire historique), la fixation de ce prix étant réservée au chef de l’État, vers avril-mai. Vis-à-vis de la concurrence internationale, Éric Besson appelle de ses vœux un certain protectionnisme. Il compte également sur la stimulation du tissu industriel français qui devrait bénéficier de 15 des 35 milliards d’euros des Investissements d’avenir, en incluant la partie sur l’innovation. Le ministre a souligné que les énergies renouvelables seraient soutenues, tout en restant assez vague sur le niveau de puissance (2 à 3 GW) de l’appel d’offres éolien offshore et sur la régulation de la filière photovoltaïque. Pour le reste, le ministre devrait définir cette année les filières dont la politique industrielle sera soutenue. Christine Lagarde lui a d’ailleurs demandé d’organiser en 2011 une conférence nationale sur l’énergie, afin de poser les jalons d’une réflexion sur les choix énergétiques que la France doit faire pour l’horizon 2030. Stéphane Signoret - Article publié dans le n°459 d'Energie Plus |
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