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Publié le: 05 juillet 2010

L’efficacité énergétique s’avère une thématique moins mobilisatrice de crédits que les énergies renouvelables. Dans leur grande majorité, les banques ne semblent pas suffisamment sensibilisées pour apporter leur soutien, notamment aux entreprises. De leur côté, les collectivités pourront toujours solliciter un tiers-investisseur pour la réalisation d’un contrat de performance énergétique, mais plus obligatoirement.

Du fait de la crise économique actuelle, l’argent se fait rare pour financer des opérations visant l’amélioration globale de l’efficacité énergétique. De surcroît, la MDE (maîtrise de la demande en énergie), bien que faisant partie des objectifs environnementaux nationaux et européens, souffre de la “concurrence” des énergies renouvelables en termes de priorités d’investissement. À leur crédit, les énergies renouvelables ont l’avantage d’offrir des perspectives financières clairement identifiables dans le temps, du fait de l’existence des tarifs d’achat. En revanche, les bénéfices attendus d’une action de MDE se traduisent par des économies de charges, plus difficiles à évaluer…et à monnayer. De là à dire que le financement de la MDE est déserté, il y a un pas. Des outils financiers et fiscaux existent au-delà des traditionnels systèmes de subventions départementaux, régionaux, gouvernementaux ou européens.

Entreprises : perte en… lignes de crédits

L’industrie est, avec le bâtiment et les transports, concernée au premier chef. Preuve que l’Union européenne est cohérente avec les objectifs qu’elle assigne aux États membres, la Banque européenne d’investissements (BEI) pense aux PME. Depuis 2007, elle apporte son soutien à Unifergie, une sofergie (1) du Crédit Agricole. S’adressant aux collectivités, mais aussi aux sociétés de droit privé, Unifergie finance des opérations entrant dans le champ de la MDE par crédit-bail. Ainsi, la totalité de la dette peut être supportée par la sofergie, qui perçoit en contrepartie un loyer de la collectivité ou de l’entreprise durant l’exécution du contrat.

La BEI soutient d’autres banques françaises (2) via des prêts à taux privilégiés. Mais pour quel résultat ? Sans parler de frilosité, l’offre de produits financiers dédiés à la MDE ne constitue pas à l’heure actuelle une réalité tangible, a fortiori en temps de crise. «Nous avons réalisé un panorama des banques en la matière et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il règne un certain flou», indique Cyril Carabot, chargé de mission au sein de Metrol, cabinet spécialiste des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Même son de cloche chez Christophe Debard, Directeur commercial du Cetiat (Centre technique des industries aérauliques et thermiques), organisme qui propose notamment un service d’audit énergétique pour l’industrie : «Mon ressenti est qu’effectivement les banques ne jouent pas le jeu, car je constate un très net ralentissement des investissements des entreprises. À l’issue d’un diagnostic de performance énergétique portant sur leurs process, les entreprises réclament des temps de retour sur investissement de trois, voire deux ans, même lorsque le risque est limité. Elles ont du mal à dégager de l’argent frais, du fait de la frilosité des banques, mais également par souci de ne pas se démunir de leur trésorerie.»

Alors, aux abonnés absents, les banques ?

Lire l'article dans le supplément d'ENERGIE PLUS n°449 du 1er juillet 2010
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