Energie plus
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Publié le: 05 juillet 2010

La maîtrise de la demande d’énergie est promue depuis des années. Mais, dans la réalité, les prix bas de l’énergie ont longtemps anéanti tout effort dans ce domaine. Aujourd’hui, un mouvement est engagé en France et dans le monde pour encourager les économies d’énergie. Des scénarios de type négaWatt montrent la feuille de route idéale.

Dans le Guide pratique de l’énergie dans l’entreprise édité par l’ATEE à la fin des années 1980, il est indiqué que «l’utilisation efficace de l’énergie est un enjeu majeur, énergétique et économique : outre son intérêt au plan de l’indépendance nationale (réduction de la vulnérabilité de la France vis-à-vis des approvisionnements extérieurs), c’est l’un des moyens les plus sûrs de réduire durablement le déficit de notre commerce extérieur ; elle est un facteur puissant de modernisation de l’outil de production et d’amélioration de la compétitivité des entreprises, en réduisant leur coût de fonctionnement ; elle va dans le sens de l’intérêt de chacun [car] dans la plupart des cas, il est moins coûteux d’économiser une tep que de produire une tep de plus.» Le président de l’Agence française pour la maîtrise de l’énergie de l’époque, Michel Rolant, ouvrait d’ailleurs ce guide en résumant : «Existe-t-il en effet de nombreuses activités dans ce pays qui, à la fois, relancent l’économie, améliorent notre commerce extérieur et soutiennent l’emploi ?»

Tout était dit et, aujourd’hui, les ténors de l’efficacité énergétique –fournisseurs d’énergie, sociétés de services, installateurs, constructeurs de matériels – reprennent en cœur tout ou partie de ces arguments. Changement climatique oblige, ils y ajoutent bien sûr la nouvelle raison prioritaire, celle de la baisse des émissions de gaz à effet de serre.

Mais quel est ce cinquième combustible, comme certains l’appellent ? Que recouvrent ces économies d’énergie et a-t-on bien pris le chemin de leur déploiement à grande échelle ? En fait, le terme recouvre deux notions bien distinctes. D’un côté la sobriété énergétique : il s’agit de faire bon usage, par nos comportements, par nos choix d’habitat, etc., de tous les équipements consommateurs d’énergie. La sobriété implique une réflexion sur la dimension de ces “outils”, par exemple est-ce nécessaire d’avoir un frigo si volumineux, une voiture si grande, un appartement si spacieux ? Elle oblige aussi à penser la mutualisation des équipements avec des solutions de type covoiturage. Enfin, la sobriété est conceptuelle, elle doit abreuver en amont la création de projets structurants, telle que la définition des liens entre urbanisme et mobilité.

Privilégier le Négawatt (...)

(...) Rénover à 80kWh/m² .an (...)

(...) Tendance mondiale (...)

(...) Effets de la crise (...)

Lire l'article dans le supplément d'ENERGIE PLUS n°449 du 1er juillet 2010
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