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Publié le: 19 avril 2010
Située au carrefour des axes énergétiques européens, la Lorraine a hérité de son passé sidérurgique une production et une consommation énergétiques conséquentes. Elle s’est fixé un objectif ambitieux : réduire de 14 % les émissions de CO2 liées à l’énergie d’ici 2025. Qualifiée de “Texas français” au lendemain de la Libération en référence au développement spectaculaire de la sidérurgie, la Lorraine produisait encore 6 millions de tonnes de charbon il y a quinze ans. Un chiffre ramené à zéro aujourd’hui. Fortement touchée par les restructurations dans ce secteur, la région demeure néanmoins un bastion de l’industrie lourde (automobile et sidérurgie), d’où un niveau de consommation énergétique parmi les plus élevés de France : 3,6 tep/habitant en 2007 pour une population de 2,3 millions qui stagne depuis quarante ans. «La Lorraine est un terrain fertile pour travailler sur la maîtrise des dépenses énergétiques», pointe Franck Vignot, responsable de la division Climat, énergie et bâtiment à la Dreal Lorraine. Sans compter qu’en matière d’énergies renouvelables, la région dispose de quelques atouts : des vents constants à défaut d’être puissants, de nombreuses friches industrielles favorables au photovoltaïque, et, surtout, une couverture forestière importante et facilement exploitable. « Du fait de son passé sidérurgique et de ses ressources minières, la Lorraine reste une région fortement productrice et consommatrice d’énergie, un peu à l’image du Nord-Pas-de-Calais », résume Nordine Boudjelida, directeur de l’Ademe Lorraine...
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Lire l'article dans ENERGIE PLUS n°444 du 15 avril 2010 |
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