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Publié le: 02 juillet 2010
En 2009, la part des énergies renouvelables dans l’Union européenne était de 9 %, dont 63 % fournis par la biomasse et les déchets biologiques. L’objectif de 20 % en 2020 devrait être atteint, mais, pour la plupart des acteurs présents aux Rencontres parlementaires du 8 avril dernier, ce n’est qu’une étape intermédiaire… Serge Poignant a inauguré les premières Rencontres parlementaires sur les énergies renouvelables le 8 avril dernier. Si, actualité oblige, l’éolien a mobilisé une bonne partie des échanges, au détriment de la biomasse ou de la chaleur renouvelable, les débats ont révélé quelques vérités du moment. D’abord, rares sont les personnes qui restent non convaincues du potentiel énorme des énergies renouvelables : plusieurs dizaines de milliards de dollars vont être injectés par les gouvernements dans le monde d’ici 2011 et il existe désormais des projets de production d’énergie renouvelable de plusieurs GW. En France, le Pôle emploi a recensé plus de 14 000 emplois verts à pourvoir immédiatement. «Il faut désormais considérer les énergies renouvelables comme des énergies comme les autres», a lancé François-Michel Gonnot, député et vice-président du groupe d’études sur les énergies de l’Assemblée Nationale, qui a également pointé du doigt les contradictions du secteur : «officiellement, tout le monde est en faveur du développement des énergies vertes, mais en réalité il n’existe pas de consensus dans notre pays. Il y a des militants anti-nucléaires, des anti-éoliens, et ce sont les mêmes qui refusent les cycles combinés gaz». Pour les industriels du secteur, le problème se situe davantage au niveau des hésitations gouvernementales qui se traduisent par une législation complexe sans vue de long terme. «Le problème est que la France ne sait pas où elle veut aller, a osé formuler Edouard Philippe, directeur des Affaires publiques d’Areva. Chez Areva, notre volonté de nous développer dans les énergies renouvelables, notamment l’éolien offshore, a été contrariée par le gouvernement. C’est à cause de cette hésitation que le cadre législatif n’est ni simple ni clair.»... Lire l'article dans ENERGIE PLUS n°445 du 1er mai 2010 |
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