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Publié le: 02 juillet 2010
Après une année de croissance moins soutenue chez Viessmann France (+5 % en 2009), 2010 a démarré sous le signe d’un développement volontariste. Biomasse et pompe à chaleur prennent de l’importance dans la gamme des produits proposés. Interview de Roger Dehlinger*, Président de Viessmann France Energie Plus : Quelles sont les tendances du marché français ? Roger Dehlinger : Malgré un contexte économique tendu en 2009, nous avons atteint un chiffre d’affaires de 205 millions d’euros, soit 13 % du chiffre d’affaires global du groupe. Nous remarquons que la part des chaudières traditionnelles a reculé, passant de 43 % en 2008 à 40 %. Cette diminution a profité aux chaudières murales à condensation (26 % contre 20 % en 2008). Les pompes à chaleur prennent de l’importance sur le marché français des générateurs de chaleur malgré un recul en 2009 (16 % contre 20 % en 2008). Quant aux solutions biomasse, elles demeurent un potentiel de croissance significatif. Il est à noter qu’en 2009 la gamme Solaire thermique a sensiblement chuté. Nous avons aujourd’hui 20 % de part de marché contre 30 % il y a trois ans, compte tenu de la multiplication du nombre d’intervenants dans ce secteur. Fin février, nous avons constaté que le marché reprenait, y compris le solaire. EP : Quels ont été les travaux réalisé sur le siège d’Allendorf en Allemagne ? R. D. : Nous avons voulu montrer qu’au travers de notre concept Efficience Plus et de solutions technologiques éprouvées et disponibles dans l’offre Viessmann, les objectifs environnementaux comme le 3x20 sont réalisables dès aujourd’hui. Pour le démontrer, nous avons construit à Allendorf une nouvelle chaufferie qui augmente l’efficacité énergétique et les performances environnementales des systèmes destinés aux segments résidentiels, tertiaires et industriels, en mixant ces solutions à l’utilisation optimale d’énergie renouvelable. Au final, cette chaufferie est équipée de générateurs de chaleur aux sources énergétiques différentes : des chaudières fioul et gaz à condensation, une centrale à cogénération fonctionnant au gaz, des chaudières biomasse, des pompes à chaleur, des installations héliothermiques et photovoltaïques. Ces travaux ont permis de réduire les émissions de CO2 de 12 090 tonnes (30 %) et d’économiser 42 GWh d’énergie finale. Le site a ainsi économisé 40 % d’énergie en rationalisant le recours aux énergies traditionnelles (22 %) et en faisant appel aux énergies de substitution (18 %). EP : Quelles sont les perspectives pour 2010 ? R. D. : Nous poursuivons notre politique de croissance commerciale visant l’augmentation de nos parts de marché. Nous allons notamment investir sur le marché de la pompe à chaleur (Pac). D’ici la fin de l’année, nous lancerons une Pac aérothermique en version split. Nous pensons également que la biomasse est un marché en voie de déploiement qui nécessite le développement de notre gamme. Nous disposons désormais de générateurs de biomasse de moyenne et grosse puissance allant jusqu’à 13 MW avec deux produits pour les collectivités et les réseaux de chaleur (Pyrot et Pyrotec). En solaire, nous lançons un nouveau capteur tubulaire utilisant le principe du caloduc et offrant un rendement optique maximal de l’ordre de 80 % et nous proposerons d’ici l’été des panneaux intégrés. Deux nouvelles chaudières à condensation fonctionnant avec du fioul à très basse teneur en soufre, sont déjà vendus sur les marchés dotés de ce type de combustible, ce qui n’est pas encore le cas pour la France. Nous travaillons aussi à l’élaboration d’une microcogénération qui devrait être commercialisable fin 2011 ou début 2012. D’autres recherches se poursuivent : la pile à combustible, la Pac gaz ou encore les systèmes combinés. * Roger Dehlinger devrait céder sa fonction à Alain Spéry en juin prochain pour partir en retraite. Article paru dans ENERGIE PLUS n°445 du 1er mai 2010 |
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