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Publié le: 12 avril 2010
Réduire au maximum la concentration de composés organiques volatils (COV) en sortie de process, voilà l’un des objectifs que s’est fixé Lanxess Elastomères, société de fabrication de caoutchouc située en Haute-Normandie. En effet, cette usine spécialisée a mis en place en 2008 une unité de traitement spécifique des COV rejetés lors du séchage de ses produits. Par une technique assez révolutionnaire en deux étapes, Lanxess parvient à réduire de près de 85 % ses émissions de COV mais aussi à limiter la facture de gaz par un judicieux système de récupération de chaleur. À la fin de son processus de fabrication, le caoutchouc humide contient 5 à 10 % d’eau et doit être séché à des températures comprises entre 80 et 120 °C. Il transite donc sur des transporteurs vibrants dans lesquels passe de l’air chaud. Cet air chargé d’humidité, mais aussi de traces d’hydrocarbures issus des solvants utilisés dans la fabrication, était jusqu’à présent relargué directement dans l’atmosphère. Mais en 2007 la réglementation a été renforcée (au maximum 110 mg/m3 de COV), obligeant à une mise en conformité des installations polluantes. «Après des études préliminaires effectuées en 2003, nous avons d’abord testé un système d’incinération standard, un oxydateur thermique, avec des résultats mitigés. Le procédé entraînait des frais de fonctionnement exorbitants, notamment à cause de sa consommation importante de gaz», raconte Marcel Lacuisse, responsable de l’ingénierie chez Lanxess Elastomères. Une deuxième étude les a amenés sur l’idée de coupler deux techniques : une oxydation thermique régénérative des COV après les avoir concentrés sur des zéolithes, sortes d’argiles dont le pouvoir d’adsorption est supérieur à celui du charbon actif (voir encadré). 140 000 m3 d’air traité par heure (...) Lire l'article dans le supplément d'ENERGIE PLUS n°443 du 1er avril 2009 |
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