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Publié le: 01 avril 2010
À l'échelle des installations industrielles, le procédé Bekon de fermentation par voie sèche s’est développé en Allemagne, en Italie et en Suisse. La France devrait bientôt accueillir cette solution sur deux sites. Produire du biogaz, c'est la démarche adoptée par la société allemande Bekon. Contrairement à la plupart des technologies qui utilisent une fermentation par voie humide, le procédé Bekon se démarque par sa fermentation par voie sèche : son utilisation requiert donc que la matière organique soit composée à plus de 50 % de matière sèche. Mais le procédé n'est optimal que pour des grands volumes, au minimum 10 000 tonnes. La matière est introduite dans des tunnels en béton étanche et y reste pendant environ quatre semaines. Puis, elle est conduite dans les tunnels de compostage où elle fermente de façon aérobie, c'est-à-dire avec une insufflation d'air. Du biogaz est alors produit de façon continu pendant les différents stades de la fermentation. Il est ensuite brûlé dans des moteurs de cogénération. L’électricité est revendue et la chaleur produite est réutilisée en partie pour chauffer les digesteurs qui permettent aux organismes fermenteurs de rester à bonne température. Pour le moment, 18 usines de méthanisation sont équipées du procédé Bekon, en Allemagne, en Suisse et en Italie. En France, deux projets sont actuellement en cours. Leur construction devrait démarrer d'ici la fin de l'année 2010. Un compost de qualité ...
Lire l'article dans le supplément d'ENERGIE PLUS n°443 du 1er avril 2010
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