Le 11e colloque du Syndicat des énergies renouvelables (SER) se tenait à Paris mi-janvier. Orienté sur le thème de la croissance verte, il a laissé une large place aux questions d’argent. Et pour cause… quelques jours auparavant, les nouveaux tarifs d’achat de l’électricité venaient de paraître et quelques dents grinçaient dans la salle, spécialement chez les professionnels du solaire photovoltaïque.
Le président André Antolini n’en laissait presque rien paraître, louant le Grenelle Environnement qui se traduit par «un tournant décisif du pays vers les énergies renouvelables» mais en faisant néanmoins finement remarquer qu’il fallait «une feuille de route claire et sans effet de “stop&go”». Pour lui, les moyens existants ont été consolidés (crédit d’impôts, tarif d’achat, recherche, etc.) et de nouveaux ont été créés, comme le Fonds Chaleur. Le besoin de pilotage et de rapidité qu’appelle de ses vœux André Antolini oblige selon lui à disposer d’une instance dédiée qui va plus loin que le Comité stratégique des éco-industries. Les schémas régionaux des EnR prévus dans le projet de loi “Grenelle 2” devraient notamment guider les développements à venir, sachant que l’objectif de 23 % d’EnR dans la consommation finale en 2020 est élevé.
Il est donc urgent d’accélérer car nous n’en sommes qu’à 12,5 %… Le président du SER souhaite ainsi qu’une partie du grand emprunt dédiée aux projets innovants (1,5 milliard d’euros) soit consacrée à des actions de court terme...
Lire l'article dans ENERGIE PLUS n°440 du 15 février 2010
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