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Publié le: 04 février 2010
Les nouveaux arrêtés tarifaires pour l’électricité produite à partir de biomasse et d’énergie solaire semblent aller dans la voie d’un fort développement des énergies renouvelables. En y regardant de près, ce n’est pas si simple… En ce qui concerne l’arrêté sur la biomasse, le contexte est différent. Le précédent tarif de rachat de 2002 n’avait généré aucun investissement car trop faible. Le nouveau dispositif fixe désormais le tarif de rachat à 45 €/MWh, auquel s’ajoutent une prime de 80 €/MWh pour l’utilisation de certains types de biomasse et une prime à l’efficacité énergétique. Cette dernière est proportionnelle à l’efficacité énergétique de l’installation, dès lors qu’elle dépasse 50 %. Le tarif global s’échelonne donc entre 125 et environ 150 €/MWh, soit deux fois plus que le précédent. Une amélioration notable mais dont il n’est pas certain qu’elle va générer beaucoup de projets. Car ce tarif est réservé aux centrales d’une puissance supérieure à 5 MW électriques, ce qui représente 25 MW thermiques, soit le recours à une quantité de biomasse non négligeable : de 60 à 100 000 tonnes par an. Il faut donc pouvoir mobiliser de fortes ressources, en sachant que les appels d’offres lancés par la CRE sollicitent eux aussi de très importantes quantités de biomasse. Le Comité interprofessionnel du bois-énergie (Cibe) l’avait fait remarquer en novembre 2009 en pointant également qu’à «ce niveau de puissance et au-delà, l’efficacité énergétique devient, compte tenu de l’importance de l’énergie thermique à valoriser, extrêmement aléatoire». Il avait proposé aux pouvoirs publics, avec l’ATEE et la Fedene, que ce tarif soit ouvert à de plus petites puissances. N’ayant pas eu gain de cause, les professionnels risquent d’hésiter à lancer des projets si la rémunération du tarif est dégradée suite aux difficultés de maintenir une efficacité énergétique suffisamment élevée... Lire l'article dans ENERGIE PLUS n°439 du 1er février 2010 |
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