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Publié le: 04 février 2010
Le ministère de l’Écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer (Meeddm) a rendu public le bilan des émissions de gaz à effet de serre de la France pour 2008. Les résultats de l’inventaire réalisé par le Citepa montrent que ces émissions se sont élevées à 527 millions de tonnes équivalent CO2 (Mt eqCO2), ce qui représente une baisse de seulement 0,6 % par rapport à 2007. La baisse avait été de 2 % entre 2006 et 2007. Dans le cadre du protocole de Kyoto, la France doit stabiliser ses émissions à leur niveau de 1990, soit 563,9 Mt eqCO2. Le niveau de 2008 se situe donc à -6,4 % par rapport à 1990. Une bonne nouvelle puisqu’il est ainsi fort probable que le pays atteindra son objectif de Kyoto. Par contre, l’objectif de -23 % d’émissions de gaz à effet de serre en 2020 par rapport à 1990, adopté dans le cadre européen, nécessitera des efforts redoublés pour être atteint. En effet, dans un scénario linéaire où la baisse des émissions entre 2010 et 2020 serait similaire à celle réalisée entre 2000 et 2010, la France n’atteindrait que -12 %. Le détail du bilan de 2008 montre des disparités assez fortes entre secteurs d’activité. La principale baisse est celle des transports (-4,5 %), suivie par celle de l’industrie manufacturière (-3,8 %) et celle des industries de l’énergie (-3 %). En revanche, des hausses importantes sont constatées dans le résidentiel-tertiaire (+7,7 %) et dans l’agriculture-sylviculture (+2,3 %). Il est à noter que dans le secteur des transports (hors aviation et transport maritime internationaux), la diminution des émissions est portée exclusivement par le transport routier. La hausse du prix des carburants en 2008 en est largement responsable. Mais le Citepa estime que la plus forte incorporation des biocarburants a aussi joué un rôle important (la moitié de la baisse du secteur des transports). Le début de la crise financière en 2008 a aussi eu des effets. Le ralentissement de l’activité économique qui l’a suivi a impacté les industries qui ont consommé moins de gaz naturel et de produits pétroliers, puis ont baissé leur production. Sur l’hypothèse d’une élasticité court terme égale à 2,3 entre le PIB et les émissions de gaz à effet de serre, le Citepa estime que la crise de 2008 à engendré une baisse d’un peu moins de 4 % des émissions de CO2 liées à l’énergie. Les résultats des émissions de gaz à effet de serre de l’année 2009 seront, à ce titre, intéressantes à connaître… l’an prochain ! |
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