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Publié le: 19 janvier 2010
L’échéance d’un nombre croissant de contrats d’obligation d’achat de l’électricité dont l’origine remonte à 1997 va inciter les cogénérateurs à imaginer un nouvel avenir. Mais les professionnels envisagent pour l’heure avec prudence le recours au marché libre pour vendre leur électricité. Et les conditions contractuelles actuelles définies par les pouvoirs publics dans le cadre de l’obligation d’achat ne sont pas optimales. En France, la filière cogénération est à un tournant. Ce constat a été dressé à l’unanimité lors du dernier colloque de l’ATEE sur la cogénération. Acteurs publics et privés se sont entendus sur ce diagnostic mais pas forcément sur le remède à apporter ! Les uns recommandant de laisser faire désormais les forces du marché, les autres militant pour que les contrats d’obligation d’achat soient améliorés et pérennisés, afin de valoriser les atouts de la production simultanée de chaleur et d’électricité. Ce tournant est lié à l’histoire : de 1991 à fin 1996, le rythme de développement de nouvelles cogénérations avait été relativement modeste, avec près de 675 MWe construit sur cette période. À partir de 1997 et jusqu’à fin 1999, le parc a ensuite connu une croissance très dynamique, augmentant d’un coup de 370 nouvelles installations cumulant près de 2 900 MWé, ceci sous l’impulsion des premiers contrats d’obligation d’achat (le fameux 97-01, puis son petit frère 99-02) qui devait permettre aux cogénérateurs de garantir la vente de leur électricité pour une durée de 12 ans. Cette échéance correspond à la période actuelle. «La France compte près de 860 sites de cogénération cumulant 5 100 MWe, dont 4 300 MWe sont encore sous contrat d’obligation d’achat 97-01, 99-02 ou C01, résume Patrick Canal, délégué général du Club Cogénération à l’ATEE. Les installations de moins de 12 MWe vont être de plus en plus concernées par cette sortie de contrat : en 2010, elles correspondent à une puissance cumulée totale de 275 MW, puis 360 MW en 2011, 450 MW en 2012 et plus de 500 MW en 2013. Ensuite, le rythme sera moins soutenu, à raison de 50 à 100 MW par an entre 2014 et 2020.» Il y a donc un pic à affronter dès cette année et les trois années suivantes... (...) Garantir l'équilibre économique (...) (...) Un transfert vers la biomasse ? (...) (...) Exonération de taxe carbone (...) (...) Un atout pour le parc (...) Lire l'intégralité des articles dans ENERGIE PLUS n°438 du 15 janvier 2010 |
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