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Publié le: 07 décembre 2009

Peut-on se passer de lumière en ville ? La question fait débat dans le cadre du Grenelle Environnement. Les professionnels s’orientent surtout vers une utilisation plus intelligente et économe de l’éclairage public, comme le prouvent plusieurs projets.

Être ou ne pas être “lumineux” ?
Le texte du projet de loi portant engagement national pour l’environnement (dit Grenelle 2) pose implicitement cette question dans le cadre de son article 66. Il y est question des nuisances lumineuses et de la possibilité de «prévenir ou limiter les dangers ou trouble excessif aux personnes et à l’environnement causés par les émissions de lumière artificielle et limiter les consommations d’énergie». Lors d’une récente rencontre instiguée par le Syndicat des entreprises de génie électrique et climatique (Serce), élus, entreprises spécialisées et architectes ont discuté de ce sujet hautement sensible pour eux.
Comme le rappelait Louis Nègre, sénateur des Alpes-Maritimes et rapporteur du projet de loi au Sénat, «certains militent pour diminuer grandement, voire arrêter l’éclairage public qui est notamment source de nuisance pour les astronomes, pour les insectes et qui conduit à des gaspillages d’énergie. La France consomme en effet 75 kWh par habitant et par an pour son éclairage public, soit deux fois plus qu’en Allemagne ! En ce qui concerne la sécurité, on n’a pas de lien clair entre la baisse de l’éclairage et une hausse de la criminalité et des accidents. La question est donc légitime et des voix s’élèvent pour changer radicalement nos habitudes.» Néanmoins, le sénateur a fait remarquer que nos concitoyens veulent de l’éclairage pour se déplacer dans les rues, pour valoriser des bâtiments, etc.
Les restrictions auxquelles le Grenelle va aboutir doivent donc être pensées en recherchant un équilibre entre tous les besoins. Comme le prévoit le projet de loi, les prescriptions pourront porter «sur les conditions d’implantation et de fonctionnement des points lumineux, les flux de lumière émis et leur répartition dans l’espace ainsi que l’efficacité lumineuse des sources utilisées.»

Plusieurs solutions

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Lire l'article dans ENERGIE PLUS n°436 du 1er décembre 2009
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