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Publié le: 02 juillet 2000
L'usine SIEMENS de LA SUZE achète son air comprimé à DALKIA à un prix de m3 garanti. Mais en deux ans et demi, la production a évolué, la demande d'air aussi, et le prestataire doit s'adapter en permanence L'usine de SIEMENS AUTOMOTIVE MOTEURS ELECTRIQUES (SAME) implantée à la SUZE (Sarthe) a une longue histoire. Née en 1947, sous le nom SAMP, pour fabriquer des pièces en matières plastiques, elle est rachetée en 1975 par FERODO qui se spécialise dans les équipements automobiles "thermique habitacle". En 1980, FERODO devient VALEO et en 1995 SIEMENS AUTOMOTIVE achète 75% de l'activité moteurs électriques de VELEO. L'usine est coupée en deux et la partie revenant à SIEMENS prend le nom de SAME. En 1998, SIEMENS y implante le centre mondial de RetD sur les moteurs électriques habitacle. L'usine produit aujourd'hui 7 millions de moteurs par an, destinés à l'automobile, pour un CA de 350 MF, et consacre chaque année 15 MF à la recherche. DECISION D'EXTERNALISER SIEMENS commence par confier à DALKIA l'étude technique du problème global. L'analyse concerne l'évaluation des besoins du site, quantitatifs (présents et futurs) et qualitatifs, l'architecture du réseau et les modifications à lui apporter (bouclage, volumes tampons, comptages), l'implantation de la centrale en fonction de la surface disponible, le dimensionnement et enfin le choix des matériels. Elle se déroule au printemps 1996 et passe par de nombreuses réunions avec les techniciens, les acheteurs et les financiers de SAME. UN PRIX GARANTI SUR DIX ANS UN DIMENSIONNEMENT PREVOYANT BILAN DE DEUX ANS DE FONCTIONNEMENT Le taux de fuite au aujourd'hui de 15%. Il est impossible de chiffrer exactement le progrès réalisé car le taux initial n'avait pas été mesuré avec précision, DALKIA ayant surtout vérifié au départ que le réseau était en mesure de répondre à la demande du client. Depuis le début, cependant, les techniciens de DALKIA effectuent leurs tournées bimestrielles de détection. S'il s'agit seulement de resserrer un serflex, ils le font eux-mêmes immédiatement ; si la réparation nécessite une intervention plus complexe impliquant par exemple l'arrêt d'une machine, ils en informent les responsables de lignes de SAME qui prennent en charge l'opération. Un bon nombre de fuites ont ainsi déjà été traitées. Cependant, ces deux années ont surtout été marquées par une augmentation sensible de la consommation d'air de l'usine qui est passée de 5 à 7,5 Mm3/an. Cette évolution conforte évidemment DALKIA dans ses choix initiaux et les précautions prises dans le dimensionnement de la centrale, mais n'est pas sans lui poser quelques problèmes. En effet, elle s'est traduite par une légère augmentation de la consommation spécifique d'électricité, de 135 à 140 Wh/m3, et donc du coût de production de l'air (l'électricité en représentant 60%) alors que le prix de vente n'a pas bougé. Voici pourquoi. Auparavant, un seul compresseur était chargé, l'autre étant quasiment inutilisé ; aujourd'hui, le premier fonctionne en permanence à 100% de sa capacité, tandis que le second régule en permanence entre 0 et 100%, avec une consommation à vide qui atteint 25 à 30% de la consommation en charge pour ce type de compresseur, de sorte que le ratio énergétique global s'est dégradé. C'est DALKIA qui supporte intégralement cette augmentation de coût, puisqu'il paie l'électricité, et il cherche naturellement à restaurer sa marge. La première mesure appliqué a été de remplacer tous les purgeurs par des modèles capacitifs qui évitent les pertes d'air systématiques et facilitent par ailleurs le traitement des condensats en limitant la formation d'émulsions huileuses stables. La chasse aux fuites s'est également intensifiée, mais pour aller plus loin, la réflexion des techniciens de DALKIA se porte actuellement sur deux solutions : soit optimiser le ratio temps de marche à vide sur temps de marche en charge du second compresseur grâce à une régulation plus sophistiquée de l'ensemble ; soit adapter un régulateur électronique de vitesse sur le moteur du second compresseur. D'après DALKIA, la configuration constituée d'un compresseur à vitesse fixe et d'un compresseur à vitesse variable est en effet le cas idéal pour tirer le meilleur parti des performances de la variation électronique de vitesse. Signalons enfin que l'air chaud de refroidissement des compresseurs est récupéré depuis l'an dernier pour chauffer une zone de stockage proche de la station de compression. Cette zone était équipée d'un chauffage radiant à eau chaude qui devait être déposé. DALKIA qui par ailleurs assure le chauffage des locaux dans le cadre d'un contrat de garantie de température, a mis l'air chaud à la disposition de SAME qui, pour un investissement très réduit (quelques gaines) a pu ainsi valoriser une source de chaleur gratuite. >Retour ARCHIVES ENERGIE PLUS |
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