|
Agenda
|
Publié le: 15 septembre 2009
L'effacement en question La façon dont le mécanisme d'ajustement prend en compte l'effacement diffus de consommation d'électricité amène à une impasse financière, telle que la CRE l'a présentée en juillet dernier. Dans la réalité, on se trouve pourtant rarement dans ce cas là. L'expériementation lancée par la société VOLTALIS avait été déjà évoquée dans nos colonnes (voir numérso 409 et 425). Il s'agit de piloter l'effacement diffus de ses clients sur de courtes durées, afin de permettre au réseau d'électricité d'être équilibré entre consommation et production. Les clients consomment moins d'énergie et voient leur facture baisser ; cela évite de faire fonctionner des moyens de production supplémentaires, souvent émetteurs de gaz à effet de serre en période de pointe. La délibération de la CRE du 9 juillet 2009, recommandant que Voltalis paye aux fournisseurs l'énergie non consommée, a donc fait scandale et déclenché de vives réactions. Tollé chez les promoteurs d'économies d'énergie qui parlent de taxe. Voltalis, et une autre société qui envisage de se lancer dans l'avenir, Ergelis, sont montés au créneau pour dénoncer l'attitude de la CRE. Qu'en penser ? En fait, l'expérimentation de Voltalis est réalisée dans le cadre du mécanisme d'ajustement prévu par RTE pour équilibrer le réseau électrique. Un groupe de travail existe depuis 2007 sur cette solution d'ajustement diffus*, réunissant toutes les parties prenantes. S'il n'y avait qu'un seul producteur/fournisseur, la situation serait simple : il paierait à RTE la pénalité en cas de manque de production sur le réseau, et RTE rémunérerait Voltalis pour l'effacement réalisé. Dans ce cas pas de problème, le transfert financier est équilibré. Mais la situation envisagée par la CRE est toute différente. La CRE a considéré le cas où ce sont deux responsables d'équilibre différents qui ont l'un (A) un déficit de production et l'autre (B) des clients qui s'effacent. A ce moment-là, si RTE fait appel à la capacité d'effacement des clients de Voltalis se fournissant chez B, l'énergie non-consommée va alimenter les clients de A. Ce report conduit à un problème : qui va payer B pour l'énergie qu'il a fournie au réseau mais non facturée à ses propres clients? RTE rémunère déjà Voltalis pour l'effacement et fait payer à A l'énergie récupérée. Voltalis pense que A doit aussi directement payer B pour l'énergie utilisée. A paierait donc deux fois, ce qui selon la CRE nuirait au principe de préséance économique prévu dans le mécanisme d'ajustement. Ce principe conduit RTE a choisir la solution la plus économe. (...) Lire la suite de l'article dans ENERGIE PLUS n°431 du 15 septembre 2009 ATEE-ENERGIE PLUS tous droits réservés. |
|








