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Publié le: 15 avril 2009
Alors que les gouvernements se demandent comment sauver l'industrie automobile de la crise, certains se posent une autre question : faut-il la sauver ? Ici et là, des voix murmurent qu'il n'est pas judicieux de distribuer des milliards d'euros à une industrie qui a dépassé sa date de péremption... Une chose est sûre : les transports de demain devront être affranchis de leur dépendance au pétrole et ne pas émettre de CO2. À voir les nombreux concept-car et véhicules "écologiques" présentés en mars 2009 sur les salons de Genève et Monaco, le fait commence à être admis. Mais le passage à la phase industrielle reste problématique. En France, suite au rapport de Jean-Paul Bailly, président de La Poste, le Mééddat ainsi que plusieurs acteurs publics et privés, dont EDF, France Télécom Orange, GDF Suez, Veolia Environnement, Vinci et La Poste, se sont engagés le 17 février 2009 à rédiger un cahier des charges autour d'un véhicule utilitaire léger électrique d'ici le mois de juin pour lancer des appels d'offres groupés par grands acheteurs dès cet été, histoire de poser les fondations économiques d'une véritable filière. Du coup, la fébrilité est palpable. Renault ne cache plus ses ambitions et a entamé une collaboration avec EDF pour favoriser l'émergence d'un réseau de charge. Le directeur général délégué Patrick Pelata a ainsi confié à la presse : «30 % du parc automobile européen est utilisé à l'occasion de courts déplacements ou le week-end. À considérer que nous touchions 10 % de ce potentiel, cela représenterait 1,5 million de voitures.» Certains industriels affirment posséder des véhicules industriables quasi-immédiatement. Chez Dassault, la filiale SVE créée avec Heuliez dit être en train de négocier des accords pour créer une usine d'assemblage destinée à sa CleanbatTM. Même écho chez Bolloré, dont le PDG a profité du salon de Genève pour vanter les mérites de sa Blue Car conçue avec l'italien Pininfarina, censée être commercialisée dans moins d'un an. Le groupe mise sur un système de location, avec un premier engagement minimum de trois mois (intégrant l'entretien et l'échange), pour 330 euros par mois... Lire l'article dans ENERGIE PLUS n°424 du 15 avril 2009 © ATEE – ENERGIE PLUS - Tous droits réservés
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