Si les deux objectifs de 2010 et 2020 semblent encore lointains, il faut néanmoins reconnaître qu'une forte dynamique de progression est à l'œuvre.
Depuis plusieurs années, mais à des vitesses différentes, les pays de l'Union européenne ont mis en place des systèmes incitatifs au développement des énergies renouvelables qui portent leurs fruits. L'Allemagne est en tête de plusieurs filières (éolien, solaire photovoltaïque, solaire thermique, biogaz, biocarburants) et est d'ailleurs le seul pays à avoir atteint son objectif 2010 de part d'EnR dans la production brute d'électricité (près de 14 % pour 12,5 % visés). La France, par exemple, n'est qu'à un peu plus de 13 % alors qu'elle doit atteindre 21 %. Et si l'on prend l'objectif de 2020, l'Hexagone est encore loin de son objectif de 23 % d'EnR dans la consommation d'énergie finale, avec seulement 10,4 % au compteur (chiffre 2006).
Pourtant, notre pays n'est pas trop mal placé, car il est le deuxième contributeur à la progression des renouvelables en Europe et, comme le fait remarquer dans le rapport d'Eurobserv'ER Jean-Louis Bal, directeur des énergies renouvelables, des réseaux et des marchés énergétiques de l'Ademe, «l'inflexion constatée depuis 2005 dans leur développement se confirme et les années à venir ne démentiront pas ce constat»...
Lire l'article dans ENERGIE PLUS n°423 du 1er avril 2009
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