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Publié le: 01 avril 2009
Deux territoires, deux histoires, mais surtout une forte volonté locale d'évoluer, de ne plus subir le facteur 4 mais de l'anticiper. Une preuve que la mobilisation de tous les acteurs économiques d'une commune peut suffire à faire la différence.
Les opérations réalisées dans les grandes villes sont souvent plus médiatiques. En effet, elles permettent des économies d'énergie importantes et rapides. Pourtant, les petites villes ou communes ne sont pas en reste et se révèlent souvent très actives comme le montrent les deux exemples suivants. Montdidier, une ville pilote Depuis 2003, la ville de Montdidier (Somme), 6 500 âmes, s'est engagée dans la maîtrise de ses dépenses d'énergie et dans le développement des énergies renouvelables à l'initiative de sa régie communale de distribution. À l'époque, celle-ci se posait la légitime question de sa survie en tant que service public alors que le processus de libéralisation du marché de l'électricité était en marche. «Nous craignions de perdre des clients alors nous avons essayé de les fidéliser et de diversifier notre offre, explique Patrice Postel, directeur de la régie communale de Montdidier. La maîtrise de l'énergie (MDE) était une piste intéressante.» La Ville avait mis en place de son côté un conseil d'orientation énergétique en 2003. Parallèlement, l'Ademe Picardie recherchait un territoire pour mettre en œuvre des opérations de maîtrise de l'énergie. En 2004, un accord-cadre d'une durée de trois ans a été signé entre la Ville, la Région, l'Ademe et la régie communale pour faire de Montdidier une ville pilote en maîtrise de l'énergie... «En 2003-2004, la situation agricole en Bretagne présentait de sombres perspectives (fermetures d’abattoirs, affaire Bourgoin, etc.) alors nous nous sommes posés la question de notre avenir compte tenu de ces incertitudes», raconte Marc Thiery de la communauté de communes du Mené. Situé en plein cœur de la Bretagne, le territoire du Mené occupe 163 000 m2 et compte 6 300 habitants répartis sur sept communes dont 2 000 sont employés par l’abattoir des centres Leclerc situé sur ces terres. En 2005, les responsables économiques du territoire ont lancé un appel d’offres pour sélectionner un bureau d’études chargé de réfléchir à la diversification du territoire avec comme fil conducteur la forte croissance des prix de l’énergie et les ressources naturelles locales. En effet, les énergies renouvelables sont partout dans ce coin de Bretagne : du bois, du vent, mais également des déchets issus de l’agriculture et de l’élevage. Le cabinet Solagro, chargé de cette étude, a confirmé le potentiel et a donné des pistes pour le développer... |
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