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Publié le: 01 avril 2009
Le traitement des ordures ménagères est, en France, au cœur de la problématique d'un très grand nombre de régions. Les installations de stockage des déchets non dangereux (ISDND) disposent d'un capital de biogaz valorisable considérable. La valorisation du biogaz permet de produire de l'énergie mais aussi de supprimer les gaz à effet de serre émanant des centres de stockage de déchets. En Haute-Garonne, l'ISDND de Pihourc, piloté par le Syndicat intercommunal à vocations multiples (Sivom), valorise le biogaz créé par l'enfouissement de ses déchets en électricité grâce à un équipement installé et géré par Eneria depuis 2006. «Le site réalisait déjà du biogaz mais il n'était pas valorisé, il était envoyé en permanence en torchère, explique Nicolas Millet, responsable cellule biomasse d'Eneria. Eneria a apporté la solution de valorisation. Nous avons d'abord fourni des groupes électrogènes et des systèmes de contrôle, puis pour optimiser le site nous sommes remontés dans le process en prenant à notre charge la gestion de la torchère et la régulation de pression des surpresseurs. Aujourd'hui, nous contrôlons le pompage du gaz, l'envoi aux moteurs et à la torchère en cas d'excédent.» La réalisation de la station de valorisation du biogaz n'a pas posé de problème particulier. «Il a seulement fallu, à la demande du client, ajouter au projet initial un traitement du biogaz en amont de la valorisation.» 85 000 tonnes d'ordures ménagères collectées sur 78 communes de Haute-Garonne, des Hautes-Pyrénées et d'Ariège sont enfouies sur le site de Pihourc qui se déploie sur 70 hectares. Le biogaz produit, qui contient entre 42 et 45 % de méthane, est collecté par des forages et des puits d'extraction pour être acheminé vers des surpresseurs alimentant deux groupes électrogènes de 950 et 650 kW, qui produiront à plein régime 1 600 kW d'électricité. Le site, raccordé au réseau HTA d'EDF en 20 kV, produit annuellement 12 GWh d'électricité, ce qui équivaut à l'énergie consommée par 5 000 foyers, chacun consommant en moyenne 2 500 kWh par an d'électricité hors chauffage. L'électricité est totalement revendue à EDF dans le cadre d'un contrat de rachat de 15 ans. Cette durée correspond au contrat d'exploitation des moteurs d'Eneria avec le Sivom. Eneria assure une prestation de maintenance qui lui permet de garantir les performances des moteurs et, ainsi, la production d'électricité. Le Sivom, qui touche l'argent de la vente de l'électricité à EDF en tant que propriétaire du site, et Eneria, qui est payé en fonction de la production de kilowatt par les moteurs, ont un intérêt commun : l'optimisation de la production d'électricité... |
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