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Publié le: 25 mars 2008
Les modes de couverture contre les aléas de la météo chez les entreprises du secteur de l’énergie sont assez peu répandus. Un spécialiste, Michael Grossmann de Tumbleweed Consulting, fait le point sur les outils existants. Beaucoup d’activités économiques sont météosensibles. L’agriculture en est l’exemple type mais la plupart des autres secteurs, dont celui de l’énergie, subissent aussi la météo, avant tout au travers de la demande. L’effet de la température est indissociable des effets conjugués de la géographie et du calendrier : un jour “froid” n’aura pas la même définition pour une personne dans le nord ou dans le sud, et n’aura pas le même effet s’il se produit un jour de semaine ou un week-end. Les gestionnaires de réseau, pour calculer au plus juste la demande des quelques jours à venir, tentent donc de trouver des jours semblables dans le passé des points de vue calendaire et météorologique. Cette approche ne peut être qu’une approximation ayant ses limites dans un environnement où les phénomènes climatiques inédits deviennent plus fréquents et où les modes de consommation de l’électricité évolueront en fonction des offres tarifaires, ainsi que des modes de comptage et de consommation. Une autre approche consiste à acheter des produits financiers qui compenseraient les pertes ou gains attribuables au climat, mais ce marché est encore peu développé. L’option existante pour se protéger contre le risque de volume – un déficit de demande causé par un hiver trop doux – est d’acheter un indice climatique adapté. Dans l’idéal, un autre secteur pouvant tirer profit d’un hiver doux serait une contrepartie permettant de compenser, ne serait-ce que partiellement, le coût d’une couverture climatique. Laissés aux seules forces du marché, les secteurs de l’énergie et de l’agriculture sont ainsi des contreparties naturelles – un hiver doux est globalement mauvais pour les énergéticiens et bon pour l’agriculture. Seulement, en Europe, la Politique agricole commune fournit déjà indirectement une couverture climatique via la régularisation des prix, et l’indexation de nombreux prix énergétiques au Brent fait que les signaux de prix des matières premières ne reflètent pas uniquement l’interaction de l’offre et de la demande… Lire la suite dans Energie Plus n° 402 du 15 mars 2008 © ATEE – ENERGIE PLUS - Tous droits réservés |
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