La répartition des frais de chauffage mérite plus d’attention en France où seuls 10 % des logements concernés sont équipés. Une série d’expérience a été menée par le syndicat de la mesure, l’Ademe et le Costic pour démontrer le potentiel de ce système.
Dans un bâtiment collectif, le comptage de l’énergie grâce à des systèmes d’individualisation des frais de chauffage permet à chacun de payer suivant sa consommation. Plusieurs pays européens l’ont massivement adopté : 95 % des logements concernés sont équipés en Allemagne, 80 % en Autriche, 80% au Danemark, 70% au Benelux et 70% en Suède. D’ailleurs, différentes études européennes ont montré que l’individualisation des frais de chauffage est une importante source d’économies d’énergie (en moyenne 20 %).
En revanche, cette méthode est encore peu développée en France : 500 000 logements sont équipés sur un gisement de 5 millions de logements disposant d’un chauffage central collectif. Pour véritablement évaluer le potentiel français en terme d’économies d’énergie, une étude théorique a été réalisée par le syndicat de la mesure à partir de l’enquête Logements Insee 2002, qui contient des logements comptés et non comptés de type HLM et non HLM. Les coûts d’énergie au m2 par type d’habitat ont donc été comparés.
Dans les logements HLM, une économie de 14 % est constatée entre les logements non comptés et les logements comptés. Pour les logements non HLM, cet écart atteint 33 %. Par conséquent, les logements HLM et non HLM confondus, l’économie est en moyenne de 22 %, conformément aux études européennes citées ci-dessus.
Série d’expériences
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Lire la suite dans le supplément technique d’Energie Plus n°393 du 15 octobre 2007
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