Elithis, société d’ingénierie dijonnaise, vient de lancer le projet d’un bâtiment à énergie positive – produisant plus d’énergie qu’il en consomme - qui sera achevé fin 2008.
Cette tour de dix étages, d’une superficie totale de 5 000 m2 et d’une hauteur de 32 mètres, accueillera des bureaux, notamment ceux d’Élithis, à la fois concepteur et maître d’ouvrage. Les autres bureaux seront loués.
La tour sera située près du centre ville de la capitale bourguignonne, dans la Zac “Cité des affaires”, un emplacement stratégique abritant entre autres le palais des congrès et l’auditorium. Vitrine de ce qui se fait en matière de bâtiment à haute qualité environnementale, le futur siège social de la société Élithis promet de diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre et de limiter sa consommation d’énergie à 30 kWh/m2.
BOUCLIER THERMIQUE
Le choix des matériaux n’a pas été laissé au hasard. Il résulte d’une collaboration entre l’architecte du projet, Jean-Marie Charpentier, et le maître d’ouvrage. «En amont, l’utilisation de logiciels de simulation dynamique nous a permis d’analyser et de prévoir les températures tout au long de l’année, afin d’orienter notre choix des matériaux utilisés», souligne Christian Rozier, responsable du pôle scientifique et technique chez Élithis.
Le bâtiment est constitué à 90 % de bois et d’aluminium laqué associé à un grand nombre de vitrages. Ce qui lui permet d’être un «bouclier thermique», précise Thierry Bièvre, directeur général d’Élithis.
Le principe ?
«Le soleil est filtré mais sans cacher la visibilité et la luminosité. Ses rayons sont renvoyés de façon indirecte». Les deux sources productrices d’énergie qu’abrite cette tour sont une chaudière à bois d’une puissance de 70 kW et des panneaux photovoltaïques qui recouvrent la toiture plane du bâtiment et produiront 60 MWh/an. Ceux-ci seront réinjectés dans le réseau EDF au tarif de rachat en vigueur.
Outre ces deux énergies renouvelables, le bâtiment a été conçu pour consommer environ cinq fois moins d’énergie qu’une construction classique. L’éclairage est “nomade”, c’est-à-dire individuel et intelligent. Les sources d’éclairage basse consommation ont été privilégiées. L’éclairage du bâtiment ne devrait donc pas consommer plus de 20 % de l’énergie totale. «Le réseau d’éclairage est autonome par rapport à celui de l’électricité et modulable», précise Thierry Bièvre.
Autonome à 100 % pour le chauffage, la tour Élithis produira environ 70 % de sa consommation d’électricité. Les 30 % restant proviendront du réseau EDF. Mais, en se basant sur un comportement citoyen des usagers de la tour, qui signeront une charte de développement durable en prenant possession des locaux, elle devrait encore consommer moins.
Bien entendu, qui dit bureaux, dit ordinateurs, ceux-ci représentant 40 % de la consommation totale du bâtiment. Des solutions sont peut-être à trouver de ce côté ?
Lire la suite dans le supplément technique d’Energie Plus n°393 du 15 octobre 2007
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