L'intérêt croissant pour l'utilisation énergétique de la biomasse, notamment du bois, ne semble pas connaître de freins réels. Heureusement. Pourtant, les nouveaux usages de cette matière première peuvent être confrontés à plusieurs contraintes, en ralentissant ainsi leur développement. Par exemple, le souci d'un approvisionnement sûr et de qualité avait déjà été relevé dans un dossier d'Energie Plus consacré à ce sujet.
La question est toujours d'actualité et le sera encore quelques temps, la structuration des acteurs de la filière étant longue à réaliser. Mais des avancées ont lieu, à l'instar de ce qui se fait en Ile-de-France (voir notre article).
Par ailleurs, la multiplication de projets de cogénération biomasse est suspendue à la sortie du tarif d'achat garanti de l'électricité, qui devrai être mis en cohérence avec les appels d'offres orchestrés par la Comission de Régulation de l'Energie.
Une autre problématique, celle de la concurrence des cultures énergétiques avec les cultures alimentaires pourrait aussi voir le jour : elle est néanoins encore loin d'être prégrante.
En revanche, à plus court terme, l'impact de la combustion de la biomasse en termes de polluants atmosphériques ne doit âs être occulté.
Globalement, le développement du bois énergie et des biocarburants est satisfaisant et augure un poids croissant dans le mix-énergétique français et européen.
Cependant, ce Dossier d'ENERGIE PLUS n'oublie pas qu'à ce jour, les énergies dominant le marché sont les énergies fossiles et l'énergie nucléaire. L'enquête publiée dans ce numéro en dresse un panorama, tout en gardant à l'esprit que leur épuisement est prévisible à plus ou moins long terme, nous engageant dès maintenant à trouver des alternatives viables.
Stéphane Signoret
Article publié dans ENERGIE PLUS - supplément technique n)389 - 1er juillet 2007
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