Centrale électrique : le projet atypique d’EDM
Publié le: 15 octobre 2006
L’appel d’offres de RTE pour la construction d’une centrale électrique en Bretagne est dans sa phase finale. Il s’agit d’améliorer l’approvisionnement de la Bretagne même si elle devrait bénéficier, d’ici quelques années de l’électricité apportée par le futur réacteur nucléaire EPR.
L’appel d’offres porte sur une unité de 120 à 180 MW, à construire dans la région de Saint-Brieuc (Côtes d’Armor). Les dossiers retenus par RTE seraient ceux d’EDF, de Gaz de France, d’Electrabel et d’EDM (Electricité de Marseille). Nouvelle venue dans le cercle des énergéticiens, EDM a été créée en 2004 pour promouvoir des énergies respectueuses de l’environnement… ce qui l’a conduit à proposer à RTE une centrale couplant une station électrique solaire (SES) de 40 MW et une centrale biomasse de 80 MW.
Un projet original puisque l’on voit généralement plutôt sortir de terre des centrales fioul ou gaz dans ce type d’appel d’offres. Mais l’important est de pouvoir répondre à la contrainte donnée par RTE de répondre aux sollicitations du réseau en moins de 14 minutes. Condition que remplit apparemment la centrale d’EDM, puisque son directeur, Pierre Bénaros, annonce pouvoir réagir en moins de cinq minutes. La SES repose sur la technologie de stockage d’air comprimé : des sphères en matériaux composites (4850 m3) stockent de l’air à 120 bars par un compresseur électrique. Des panneaux solaires thermiques (10000 m2) produisent de l’eau chaude qui fait monter la pression à 600 bars. Lors des pics de consommation, l’air comprimé fait tourner une turbine. La centrale biomasse, quant à elle, consommerait 23000 t de colza, 18000 t de bois et 15000 t de paille dans une chaudière NordFab qui tournerait cinq mois par an. Si EDM gagne l’appel d’offre, nous irons voir de plus près…
Article paru dans Energie Plus n°373 du 15 octobre 2006 © ATEE – ENERGIE PLUS - Tous droits réservés - Commander ce numéro
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