La forte croissance de l’éolien
La part de l’électricité produite à partir de SER reste encore marginale. Dans les 20,2% d’électricité d’origine renouvelable, l’hydraulique représente 92,5% (2 672 TWh) ; la biomasse 5,4% (155,3 TWh), la géothermie 1,5% (42,3 TWh), l’éolien 0,6% (16,4 TWh) et le solaire 0,04% (1,2 TWh). L’éolien et le photovoltaïque restent les sources les moins représentées mais ont enregistré la plus forte croissance entre 1993 et 1998 avec respectivement +24,7% (+35,6% pour l’Europe de l’Ouest) et +4,9%. La production éolienne devrait atteindre 22 TWh en 1999, soit un quadruplement en 6 ans, avec une capacité installée de 12 710 MW.
La forte progression de la production d’électricité d’origine éolienne, technique désormais éprouvée, tient essentiellement à sa plus forte compétitivité. En 1994, le coût moyen de production le plus faible observé était de 38,1 cF/kWh (en Ecosse). En 1999, il est tombé à 23 cF/kWh (ferme éolienne de 100 MW au Canada).
La situation française
La part des EnR dans la production d’électricité reste également marginale en France. Sa croissance annuelle a été de 2,2% entre 1993 et 1999. En 1999, l’hydraulique (grande et petite) a assuré 14,8% de la production d’électricité, suivie de la biomasse qui représente 0,4% de la production totale d’électricité, avec 2,1 TWh. Ce sont l’éolien et le solaire qui ont enregistré la plus forte croissance sur cette période, avec respectivement +51,3% et +28%. La capacité éolienne installée était de 24 MW en 1999, pour 48 GWh d’électricité produite, et devrait atteindre 70 MW à la fin de cette année. De son côté, le photovoltaïque a produit 7,5 GWh en 1999. La géothermie reste le parent pauvre avec une production d’électricité quasi nulle.
Lire la suite dans Energie Plus n°253 du 15 octobre 2000
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