L’Europe face aux risques de black-out
Publié le: 08 décembre 2003
Analysant les causes des deux black-out subis cet été par l’Italie, le 26 juin et le 28 septembre, le député européen Claude Turmes montre que l’Europe doit se préparer à faire face à de nouveaux accidents de ce type dans les prochaines années. De quoi réfléchir, après les commentaires officiels peut-être un peu trop lénifiants. Claude Turmes a été le rapporteur de la directive sur la libéralisation du marché de l’électricité au Parlement européen.
Au cours de ce dernier été, l’Italie a eu à faire face à deux black-out électriques. Le premier est survenu le 26 juin au cours de la journée et il était dû à une température excessive ayant entraîné une pointe de la demande que le parc de production n’a pas été capable de satisfaire en raison d’un manque d’eau. Le second s’est déclenché le 28 septembre au milieu de la nuit, à un moment où la demande était faible.
26 juin 2003 : une histoire d’eau Pendant la journée du 26 juin, sans aucun avertissement, une partie des consommateurs italiens s’est retrouvée sans électricité. Cette coupure a eu pour cause une croissance extrêmement rapide de la demande conjuguée à une réduction de la capacité de production des grandes centrales en raison d’un manque d’eau de refroidissement. La généralisation progressive de la climatisation a entraîné une croissance continue du pic de la demande en été : 48 634 MW le 12 juillet 2001 ; 50 974 MW (+4,81%) le 21 juin 2002 ; 53 105 MW (+4,18%) le 17 juillet 2003. Pour la première fois ce jour là, la pointe d’été a dépassé celle d’hiver (52 900 MW), elle-même pourtant en augmentation. Explication : l’Italie n’a pas pris de mesures suffisantes de maîtrise de la demande et n’a imposé aucune norme d’efficacité aux climatiseurs, tandis que l’ENEL poursuivait une promotion active de l’air conditionné. Par ailleurs, cette évolution se traduit par une augmentation des émissions de CO2 qui va empêcher l’Italie de respecter ses engagements au titre de Kyoto.
Du côté de l’offre… Lire la suite dans le n°316 d'Energie Plus du 1er décembre 2003 © ATEE – ENERGIE PLUS - Tous droits de reproduction réservés retour à LA UNE
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