L’usine alsacienne de Rhodia PI est le premier site industriel français à mettre en œuvre en collaboration avec Gaz de France la technique de « reburning » pour traiter les oxydes d’azote contenus dans les fumées d’une chaudière. Résultat : une réduction des émissions de 70% sans surconsommation d’énergie et à un coût raisonnable.
L’usine de Chalampé (Haut-Rhin) de Rhodia Polyamide Intermédiates est le plus gros site européen de production d’intermédiaires du Nylon 66, produit à forte valeur ajoutée utilisé dans de nombreux secteurs d’activités (habillement, bâtiment, automobile, sports, industrie,…).
Sa capapacité de production a été multipliée par dix depuis 1970 et atteint aujourd’hui 1,7 million de tonnes de sel de nylon, dont 70% sont destinés à l’exportation. Le procédé de fabrication passe par la production d’ADN (adiponitrile) à partir d’ammoniac et de gaz naturel et cette opération donne comme sous-produit un liquide combustible équivalent à du fuel. Le seul inconvénient de ce combustible de substitution, c’est sa haute teneur en azote qui se traduit par des émissions importantes de NOx.
Le combustible en question était brûlé dans une chaudière de 120 t/h de vapeur, équipée d’un traitement de dénitrification des fumées par réduction catalytique sélective (SCR) …
Lire la suite dans le supplément spécial Biogaz d'Energie Plus n° 308 du 15 juin 2003
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