Le 30 janvier dernier, ces institutions ont organisé une journée d'échange et de retour d'expériences sur les actions menées dans le cadre de ce partenariat. Différents thèmes ont été présentés notamment l'éco-conception et la maîtrise de l'énergie et des entreprises ont ensuite fait part de leur expérience.
Le 30 janvier dernier, l'Ademe et le réseau des Centres Techniques Industriels (CTI) ont présenté les actions qu'ils mènent conjointement en direction des PME-PMI. Le réseau CTI se compose de 18 CTI qui couvrent 120 métiers. Il s'agit donc d'un interlocuteur privilégié pour les PME-PMI. Les CTI ont un savoir faire sur les métiers alors que l'Agence a un savoir plus prospectif sur l'environnement et l'énergie. Ces savoir-faire se complètent depuis la signature, il y a trois ans, d'un accord cadre entre ces deux institutions, pour aider les PME-PMI à intégrer le concept du développement durable. Le dépôt des dossiers se fait par appel à projets.
Des journées comme celle 30 janvier, permettent de rendre compte des résultats de ce partenariat et de ce que des entreprises très différentes peuvent faire avec un peu d'aide.
L'Ademe apporte un soutien technique et financier aux entreprises pour favoriser une meilleure maîtrise de leurs consommations énergétiques et la prise en compte de l'environnement dans leur activité. Il s'agit notamment d'aides à des programmes de R&D et d'études ainsi que d'aides à la décision destinées à optimiser les choix d'investissements. En 2002, sur 83 projets déposés, 41 ont été retenus pour un budget de 9,5 millions d'euros dont 3,1 millions d'euros d'aides de l'Ademe. Onze projets concernaient le domaine de l'énergie, 18 celui des déchets, 8 celui du management environnemental et 4 celui de l'air.
L'attente des PME-PMI est simple : la réglementation se complique et il faut s'y conformer. En règle général, les petites structures ne peuvent pas embaucher quelqu'un à plein temps pour s'occuper de ces questions. Les PME-PMI ont donc un comportement minimal dans le domaine réglementaire et n'investissent dans l'environnement que s'il s'agit d'une demande émanant de leurs clients. Pour montrer le travail effectué grâce à ce partenariat, deux domaines phares ont notamment été développés le 30 janvier dernier : l'éco-conception des produits et l'efficacité énergétique des procédés dans le contexte des réductions des émissions des gaz à effet de serre. Plusieurs retours d'expériences ont illustré chaque thème.
Eco-conception des produits
Tout produit a un impact sur l'environnement et le but de l'éco-conception est d'améliorer la conception écologique du produit tout en conservant intacte sa fonctionnalité. Il s'agit d'une approche multi-étapes, multi-critères et multi-acteurs. Il faut connaître les points faibles du produit et les étapes du cycle de vie qui ont le plus d'impact négatif. L'éco-conception consiste en fait à prendre en charge, en plus des côtés économique, technique et fonctionnel, un éclairage complémentaire aux produits, celui de l'environnement.
La société MGE UPS Systems s'est lancée dans l'éco-conception en 1999 principalement en raison de l'arrivée prochaine de réglementations européennes. Elle a donc répondu à l'appel d'offres lancé, cette année là, par l'Ademe. Cette entreprise française est le leader mondial en solutions de haute disponibilité électrique à destination des réseaux d'entreprises, de l'industrie, des Data Centers ou encore des infrastructures Internet et Télécom. Sa gamme de produits comporte notamment des onduleurs qui protègent les appareils électroniques contre les variations trop brutales de courant. Un onduleur se compose d'un partie électronique, d'une structure tôlerie ou plastique, de bobinages et de batteries au plomb.
L'éco-conception est d'abord expérimentée sur un onduleur car il y a une attente des clients qui souhaitent notamment que les appareils soient récupérés et recyclés en fin de vie. Par ailleurs, les onduleurs nécessitent un temps de développement relativement long (plus de 2 ans) et doivent donc, dès à présent, intégrer les nouvelles et futures contraintes. En effet, plusieurs directives européennes relatives aux produits électriques et électroniques vont prochainement arriver et risquent d'avoir une incidence sur la fabrication des onduleurs :
la directive WEEE qui impose la collecte et le recyclage des équipements électriques et électroniques en fin de vie ;
la directive ROHS qui impose le bannissement des substances nocives pour l'environnement tel que le plomb, le chrome 6, certains retardateurs de flammes, le cadmium et le mercure ;
la directive EEE qui généralise la démarche d'éco-conception.
L'objectif de ce projet d'éco-conception est d'intégrer les exigences environnementales à tous les échelons de l'entreprise et dans tous les processus. La démarche d'éco-conception s'est claquée sur le processus classique de MGE UPS Systems pour chaque développement de produit qui s'appelle processus de création de l'offre (PCO) et qui se découpe en quatre phases : la phase de définition du besoin (élaboration de la spécification de besoin par le marketing et de la spécification technique), la phase de développement technique qui aboutit à la validation du prototype fonctionnel du produit, la phase de développement du process de fabrication et de logistique et enfin la phase de commercialisation. …
Lire la suite dans le supplément technique d'Energie Plus n°304 du 15 avril 2003
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