La loi portant engagement national pour l’environnement, dite loi Grenelle 2, qui est encore en cours d’examen, inclut dans ses articles des dispositions concernant le biogaz.
Des amendements ont été proposés pour rendre possible la valorisation par injection dans le réseau de gaz naturel et pour dispenser les exploitants qui le feront d’autorisation de fourniture, très lourde administrativement. Ces deux exemples de pistes d’amélioration montrent qu’un mouvement est en train de s’opérer pour que la méthanisation prenne une plus grande place dans notre paysage énergétique. Mais tout n’est pas réglé pour autant : il reste à déterminer le niveau adéquat des tarifs d’achat (gaz et électricité), à préciser le rôle des cultures énergétiques, etc.
La représentativité des professionnels auprès des pouvoirs publics français et des instances européennes est donc aussi cruciale pour faire avancer la filière. C’est pourquoi le Club Biogaz de l’ATEE a changé son mode de fonctionnement et est désormais présent au sein du comité directeur de l’Association européenne du biogaz, en la personne de Jean-Claude Verchin, président du Club.
Tous ces efforts n’engagent pas que le développement d’une filière en France et une meilleure gestion des déchets. Ils doivent être remis dans la perspective plus globale de lutte contre le changement climatique. L’Agence internationale de l’énergie a publié un rapport fin 2009 détaillant que le méthane émis dans l’atmosphère par les activités humaines l’est à 29 % à cause de l’élevage des ruminants et à 25 % à cause de nos déchets liquides et solides. Une réduction des émissions de méthane ralentirait la hausse moyenne des températures autant que la baisse des émissions de CO2, pourtant six fois plus importantes en volume.
Edito du dossier Biogaz du supplément d'ENERGIE PLUS n°443 du 1er avril 2010
© ATEE – ENERGIE PLUS - Tous droits réservés
commander ce numéro
Retour à la une