Les installations de combustion utilisant du méthane sont soumises à Déclaration ou à Autorisation au titre des Installations Classées pour l’Environnement en fonction de leur puissance, donc en fonction de la quantité de gaz consommée. Lorsque du méthane pur est utilisé, le seuil de déclaration est de 2 MW. Si on utilise du biogaz, c’est à dire un mélange de méthane (CH4) et de gaz carbonique CO2), provenant de la fermentation de déchets ou de boues de station d’épuration, le seuil n’est plus que de 0,1 MW. De même, les installations de stockage de méthane pur ou de biogaz sont traitées différemment par la nomenclature des installations classées...
L’usine de méthanisation Steinmüller Valorga de Tilburg (Pays-Bas) a été construite en 1993 et mise en service en janvier 1994. Dimensionnée pour recevoir 52 000 tonnes de déchets par an, elle ne reçoit véritablement, indique Claude Saint Joly, son directeur, que 40 000 tonnes de déchets.
Une expérimentation est actuellement menée sur le CET de Balançan pour valoriser les effluents liquides (lixiviat) et gazeux (biogaz) de décharge. Un complexe de serres expérimentales dédié à la culture de roses a été installé sur le site. Le biogaz de décharge, brûlé en chaudière, permet de chauffer l’une des serres et d’assurer un enrichissement carboné des plantes par l’injection des fumées de combustion, riches en CO2. Les lixiviats sont quant à eux utilisés pour fabriquer les solutions nutritives qui alimentent les cultures hors sol. Cette expérience pilote doit favoriser l’émergence d’un nouveau concept de serres horticoles implantées près de sources de production de biogaz.…
Energie Plus avait dressé un premier bilan de la filière biogaz dans son numéro 213 daté du 15 octobre 1998. Le développement du biogaz en France n’était alors qu’embryonnaire. Presque deux ans ont passé. La révolution tant attendue ne s’est pas produite mais la situation connaît néanmoins une évolution positive, notamment d’un point de vue technique...
La possibilité d’épandage des digestats des méthaniseurs est un point essentiel de réussite de la filière méthaniseur. Aussi avons nous suivi avec inquiétude et attention le colloque du 5 juillet 2000 sur l’épandage des boues des stations d’épuration. Il avait pour objectif de présenter les conclusions du « Comité National des boues » qui était parvenu à un accord consensuel...
Une fois le biogaz capté ou produit, autant le valoriser le plus efficacement possible. Différentes voies sont envisageables : chaleur seule, électricité seule, cogénération, carburant automobile, injection dans le réseau de gaz naturel.
La décharge de Montech, gérée par la DRIMM, s'étend sur 20 ha mais possède une réserve foncière totale de 90 ha, ce qui lui permet d'envisager sereinement l'extension de ses activités à l'avenir. Elle a la "chance" d'être située au-dessus de 300 mètres de molasses étanches naturelles, de très faible perméabilité (10-8). En 1994, elle a reçu l'autorisation administrative de stocker des déchets bruts jusqu'en 2002 et des déchets ultimes jusqu'en 2009...
L'usine d'épuration Seine Amont de Valenton a été mise en service en 1987. Le SIAAP en assure la gestion. La valorisation des boues grâce au biogaz compte parmi ses préoccupations.
Plusieurs sources de biogaz sont exploitables : méthanisation naturelle des déchets urbains au sein des décharges ; méthanisation volontaire des ordures ménagères brutes ou de leur fraction fermentescible, des boues de stations d'épuration des eaux urbaines ou industrielles, des déchets solides ou liquides issus de diverses activités industrielles ou agricoles. En théorie, quelles que soient les conditions dans lesquelles s'effectue la fermentation, la quantité de méthane produite pour une même quantité de DCO dégradée est une constante égale à 0,35 m3/kg. Cette quantité n'est évidemment jamais atteinte : rendement biologique, rendement technologique, taux de dégradation, durée de traitement varient largement d'un procédé à l'autre...
Le biogaz est un mélange composé essentiellement de méthane (CH4) et de gaz carbonique (CO2). Suivant sa provenance, il contient aussi des quantités variables d'eau, d'azote,