Alors que les premiers véhicules électriques sortent des chaînes de montage, les acteurs français du secteur signent une charte pour conjuguer leurs efforts. Une belle occasion pour l’industrie hexagonale.
Le 6 septembre 2011, le Ministre de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique, Éric Besson, a tenu une table-ronde sur le véhicule électrique et hybride. Une charte a été signée par l’ensemble des acteurs industriels, qui s’engagent à proposer des offres de véhicules électriques et hybrides attractives, à promouvoir ceux-ci, à développer la sécurité, les services après-vente et les recharges.
La France est donc en train de jouer un sérieux atout concernant sa réindustrialisation avec la conception et la construction de véhicules électriques. On se souvient du sauvetage très médiatisé du carrossier Heuliez, qui a abouti à la création de Mia Electric grâce à l’Allemand Conergy.
A Cerisay, les premiers véhicules sortent de l’usine, qui annonce déjà un millier de commandes fermes, portées en partie par Nice, La Rochelle et la Région Poitou-Charentes. Pour sa présidente Ségolène Royal, qui a investi 5 millions d’euros dans le sauvetage, les ambitions de Mia sont représentatives : la candidate à la Primaire socialiste estime que 500 000 emplois nouveaux pourraient être créés en cinq ans dans cette filière. Eric Besson confirme : «ces technologies devraient générer en France plus 12 milliards d’euros d’activité par an à l’horizon 2025». Les géants français sont attendus au tournant.
Après la Citroën C-Zéro de PSA, c’est Renault qui lancera d’ici peu trois véhicules électriques, dont la Kangoo Zéro Émission, produite à Maubeuge, avant l’arrivée en 2012 de Zoé, produite à Flins. Bolloré, partie prenante du projet Autolib’ en Île-de-France, commence à livrer les premières Blue Car, produites près de Quimper.