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Publié le: 15 février 2011
Alors que se tient actuellement le salon des énergies renouvelables à Lyon, les filières concernées par les tarifs d’achat d’électricité sont sur le qui-vive, car les arbitrages du gouvernement, sous pression budgétaire, ne sont pas toujours très faciles à décrypter ... Tout d’abord, deux arrêtés datés du 27 janvier 2011 publiés au Journal Officiel le 30 janvier sur la cogénération biomasse font surprise. Le précédent tarif datant du 28 décembre 2009, que les professionnels ont à peine eu le temps d’utiliser, est déjà abrogé : seuls les porteurs de projets ayant déjà déposé une demande complète de raccordement au réseau public peuvent en bénéficier s’ils en font la demande. Tous les autres devront se contenter de moins ! En effet, le nouveau tarif de base est fixé à 43,4 €/MWh, contre 45 auparavant. La prime à l’efficacité énergétique a également été diminuée, de presque 4 %. Le soutien public aux cogénérations biomasse s’est donc réduit et, en réservant la prime à l’efficacité énergétique aux installations de plus de 5 MW, a créé : - une inégalité, car les industriels du sciage et du rabotage du bois ont droit à la prime dès 1 MW ; Certes, l’arrêté n’interdit pas aux cogénérations entre 2 et 5 MW de bénéficier du tarif… mais sans la prime, aucune de ces installations ne sera économiquement rentable. Il y a donc une vraie interrogation des professionnels sur la façon dont les pouvoirs publics dimensionnent leur aide à la filière. A l’opposé, l’état a choisi de lancer un appel d’offres pour des parcs éoliens en mer qui a rassuré cette filière, alors qu’elle peine à concrétiser le développement d’installations sur terre à cause des oppositions locales et des contraintes administratives (classement en ICPE). Stéphane Signoret - Article publié dans le n°460 d'Energie Plus du 15 février 2011 |
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