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Publié le: 01 juin 2009
En Allemagne, la “Hanover Messe”, premier salon international de l’industrie a encore fait un tabac, malgré la crise. Rapide tour d’horizon des points clés de cet événement.
Le salon de Hanovre (20-24 avril 2009) est le plus grand salon industriel d'Europe avec 6 150 exposants. Cette année, il a mis à l'honneur la section énergie avec, entre autres, un hall dédié à l'éolien et une partie industrielle placée sous le thème de l'efficacité énergétique. Son succès ne s'est pas démenti avec plus 210 000 visiteurs. L'éolien était bien représenté, côté constructeurs (Enercon, Vestas, RePower, Nordex, Siemens, etc.) et côté producteurs d'énergie. Avec plus de 20 000 éoliennes, l'Allemagne a atteint fin 2008 une capacité de production de 23 GW. Cela se traduit aussi par une course à la puissance puisque l'on parle maintenant d'éoliennes de 8 ou 10 MW (la plus puissante actuellement est de 5 MW). Cette tendance permet à de nouvelles technologies de voir le jour, comme la supraconductivité dite à haute température (-200 °C) pour le transport d'électricité. Le remplacement des éoliennes de première génération (programme allemand Repowering) est favorisé en Allemagne par une prime de 0,5 c€/kWh. L'extension de parcs offshore est aussi une autre tendance : E.ON, par exemple, participe au projet London Array qui prévoit l'installation de 270 éoliennes à l'embouchure de la Tamise. En Allemagne, le premier grand projet en mer du Nord démarre cette année, avec plus de 1 200 éoliennes. L'adaptation aux besoins a aussi été abordée, soit par la solution du stockage, soit par un système de pénalité (Danemark) pour les producteurs d'électricité éolienne lorsque l'offre n'est pas adaptée à la demande. Parmi les autres EnR présentes sur le salon, le solaire à concentration a été mis en avant avec la mise en service de deux centrales par Novatec Biosol (1,4 MW) et Solar Millennium. Novatec Biosol a reçu l'autorisation de construire trois centrales de 30 MW et la société américaine Asra prévoit une centrale de 177 MW. Concernant la conversion de la biomasse, plusieurs unités sont prévues ou en construction, notamment en France, où la société allemande Weltec installe deux unités de 100 kW. L'institut de recherche Fraunhofer a démontré qu'une augmentation de rendement était possible en optimisant la préparation des déchets et en séparant les étapes d'hydrolyse et de fermentation. Le gaz obtenu contient jusqu'à 70 % de méthane. L'Allemagne autorise maintenant l'injection de biogaz dans le réseau de gaz naturel lorsque celui-ci remplit les critères de qualité requis.
Comptage intelligent Lire l'article dans ENERGIE PLUS n°427 du 1er juin 2009 © ATEE – ENERGIE PLUS - Tous droits réservés
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